L'Arménie a longtemps manqué d'informations fiables et accessibles au public sur les bâtiments, rues et espaces publics réellement utilisables par les personnes en fauteuil roulant, obligeant les personnes à mobilité réduite à deviner ou à repérer les lieux en personne avant de s'y rendre.
Le Kolba Lab du PNUD en Arménie a répondu en incubant Matcheli ('accessible' en arménien), une plateforme web et mobile ouverte permettant à quiconque de signaler l'accessibilité d'un lieu en fauteuil roulant. Plutôt que de commander une étude professionnelle, le Kolba Lab a organisé des mapathons publics dans le centre d'Erevan, réunissant utilisateurs de fauteuil roulant, parents avec poussette et cyclistes pour ajouter ensemble des lieux accessibles à la carte — un processus de co-conception directe avec la communauté que l'outil sert.
La couverture s'est développée régulièrement depuis le lancement en 2016 : un média spécialisé en télécommunications (itel.am) a recensé environ 400 lieux cartographiés et environ 80 utilisateurs actifs, tandis que le PNUD indique séparément plus de 500 lieux à Erevan seule, l'initiative s'étant étendue à d'autres villes arméniennes. L'écart entre ces chiffres reflète l'absence d'un tableau de bord d'utilisation unique et officiel, plutôt qu'une quelconque manipulation.
Aucune évaluation d'impact indépendante de Matcheli n'a été trouvée, et sa base d'utilisateurs reste modeste pour une plateforme nationale. Ses principaux points forts avérés sont la longévité — près d'une décennie de fonctionnement continu — et une méthode de collecte de données véritablement participative, plutôt que des résultats mesurés pour les utilisateurs en quête d'accessibilité.
D'où proviennent les informations de cette pratique, et quand.