Quota de genre de la loi de 2011 sur les collectivités locales — Maurice
Maurice
La loi de 2011 sur les collectivités locales de Maurice a exigé que les partis présentent au moins un tiers …
Lesotho · Maseru · Voir le profil de Lesotho
La loi de 2005 sur les élections des collectivités locales du Lesotho a réservé aléatoirement 30 % des sièges des conseils locaux à des scrutins réservés aux femmes, portant la représentation féminine à 58 % cette année-là — bien au-delà de l'objectif — avant de retomber à 49 % (2011) puis 40 % (2017) à mesure que la mise en œuvre a été diluée.
La loi de 2005 sur les élections locales du Lesotho a créé des circonscriptions électorales uninominales et en a réservé 30% à des candidatures exclusivement féminines, les hommes étant exclus de la candidature dans ces circonscriptions; elle est administrée par la Commission électorale indépendante et le ministère de l'Administration locale.
Faire progresser la part des femmes dans les sièges des conseils locaux jusqu'à atteindre au moins le seuil minimal de 30% fixé par le quota.
Les circonscriptions réservées ont été attribuées de manière aléatoire, seules les femmes étant éligibles pour s'y présenter comme candidates.
Les élections inaugurales de 2005 ont abouti à une représentation féminine de 58% dans les conseils locaux à l'échelle nationale, bien au-delà du seuil minimal de 30%. Une enquête appariée menée auprès de 1 200 répondants dans 577 villages (2008), comparée aux registres de quotas de la Commission électorale, a révélé que les répondants des circonscriptions soumises à quota étaient 9 points de pourcentage (18%) moins susceptibles de décrire les chefs traditionnels comme détenant « énormément » d'influence, et 33% plus susceptibles de qualifier l'influence des chefs de « faible », sans réaction hostile ni hausse des conflits locaux signalée. Cependant, certains hommes ont boycotté le scrutin de 2005 en raison de leur exclusion des circonscriptions réservées, et le mécanisme a ensuite été dilué: la part des femmes dans les sièges de conseil est tombée à 49% en 2011, puis à environ 40% en 2017.
Ce cas montre qu'un dispositif solide de sièges réservés peut produire des gains de représentation rapides et importants et modifier les perceptions des structures de pouvoir local, mais aussi que ces gains peuvent s'éroder en l'absence d'un engagement politique soutenu.
Les détails de mise en œuvre (coût, calendrier, personnel, conditions de réussite) ne sont pas encore disponibles pour cette pratique.
D'où proviennent les informations de cette pratique, et quand.
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