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Good practice

Réformes sud-coréennes contre la criminalité sexuelle numérique après l'affaire de la « Nth Room » et centre de soutien aux victimes

Corée du Sud · Seoul · Voir le profil de Corée du Sud

La Corée du Sud a criminalisé la possession d'images sexuelles illégales et de deepfakes après le scandale de la « Nth Room » (2020), et a développé un centre de soutien ayant pris en charge 10 305 victimes en 2024 — mais l'application reste jugée faible par HRW.

10,305 victims
Victimes accompagnées par le Digital Sex Crime Victim Support Center (2024)
14.7 %
Augmentation annuelle du nombre de victimes accompagnées (2023-2024)
~332,000 services
Services d'assistance individuels fournis (2024)
300,000+ pieces
Contenus illicites retirés (2024)
423 to 1,384 cases
Cas signalés d'abus par deepfake (« synthétique/modifié ») (2022-2023)
Réformes sud-coréennes contre la criminalité sexuelle numérique après l'affaire de la « Nth Room » et centre de soutien aux victimes

Détails

Maturité
Established
Promoteur
Ministry of Gender Equality and Family / Korea Women's Human Rights Institute
Période
2018–2024
Mots-clés
gender-based violence, technology-facilitated abuse, criminal justice reform, victim support services

Contexte

À la suite du scandale de trafic sexuel numérique « Nth Room » survenu en 2020 en Corée du Sud, les législateurs ont modifié la loi relative aux cas particuliers concernant la répression des crimes sexuels, le Code pénal et d'autres textes connexes (entrés en vigueur le 21 mai 2020) afin de criminaliser la possession, l'achat, le stockage ou le visionnage d'images sexuelles filmées illégalement, et ont durci les peines encourues pour la production ou la diffusion de ce type de contenu.

Objectifs

Criminaliser la possession et la diffusion d'images sexuelles illégales et de contenus sexuels deepfake, imposer aux plateformes en ligne des obligations de retrait et de surveillance, et étendre les services d'accompagnement des victimes.

Activités

Modifications législatives (2020, puis un nouveau volet en 2024 criminalisant la possession de contenus sexuels deepfake) ; extension du Digital Sex Crime Victim Support Center (géré par le Korea Women's Human Rights Institute depuis 2018) en un réseau couvrant 17 provinces et proposant des services de conseil, de retrait de contenus et d'orientation juridique/médicale.

Résultats

En 2024, le centre d'accompagnement a pris en charge un nombre record de 10 305 victimes (en hausse de 14,7 % par rapport à l'année précédente), a fourni environ 332 000 services d'assistance individuels et a fait retirer plus de 300 000 contenus illicites. Les cas signalés d'abus par deepfake sont passés de 423 (2022) à 1 384 (2023), soit une augmentation de 227 %.

Conclusions

Des observateurs indépendants, dont Human Rights Watch, signalent des lacunes persistantes dans l'application de la loi, la police et les tribunaux étant souvent critiqués pour leur tendance à ne pas prendre les victimes au sérieux ; les législateurs ont qualifié la réponse initiale de 2020 de réactive et insuffisamment dotée en ressources.

Mise en œuvre

Les détails de mise en œuvre (coût, calendrier, personnel, conditions de réussite) ne sont pas encore disponibles pour cette pratique.

Sources de données

D'où proviennent les informations de cette pratique, et quand.

Pièces jointes

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