En avril 2026, le Secretariat du PEFA, appliquant son cadre supplementaire a neuf indicateurs pour la gestion des finances publiques sensible au genre (GRPFM) — le meme cadre deja utilise en Georgie et en Norvege — a evalue le cycle budgetaire de la Tanzanie, consultant les ministeres, departements et agences (MDA) sur la maniere dont le genre est pris en compte, de la preparation du budget jusqu'au reporting.
L'evaluation a constate que des donnees ventilees par sexe figurent deja dans les discours budgetaires et rapports annuels de plusieurs ministeres de prestation de services pour l'exercice 2024/25, et qu'un certain renforcement des capacites en budgetisation sensible au genre (GRB) a eu lieu. Cependant, elle a explicitement qualifie ce renforcement des capacites de "non systematique" et non integre dans un programme gouvernemental global, et n'a identifie aucune evaluation structuree reliant les resultats des programmes aux resultats en matiere d'egalite des genres.
En aout 2026, le ministre des Finances, l'ambassadeur Khamis Mussa Omar, avec ONU Femmes Tanzanie, s'est publiquement engage a approfondir l'integration du genre dans la politique budgetaire, a envisager l'adoption d'une declaration budgetaire de genre formelle, et a construire un systeme de marquage budgetaire de genre aligne sur l'indicateur 5.c.1 des ODD — soulignant que l'evaluation future doit mesurer les "resultats obtenus", pas seulement les allocations.
Il s'agit d'une etape de diagnostic et d'engagement, pas encore d'une reforme evaluee : au moment de l'evaluation, il n'existait aucune preuve structuree de resultats en matiere d'egalite des genres, et le cycle budgetaire 2026/27 est le premier a tester si les engagements du gouvernement se traduisent en pratique.
D'où proviennent les informations de cette pratique, et quand.