Le Fourth R, conçu par David Wolfe et ses collègues et aujourd'hui géré par le Centre for School Mental Health de la Western University à London (Ontario), considère les relations comme un « quatrième R » à côté de la lecture, de l'écriture et du calcul. Il s'agit d'un programme de 21 leçons intégré aux cours existants d'éducation à la santé et d'éducation physique, dispensé par des enseignants ayant reçu environ six heures de formation. Les concepteurs indiquent un coût d'environ 16 dollars par élève.
L'essai randomisé en grappes de 2009 (Wolfe et al., Archives of Pediatrics & Adolescent Medicine) a porté sur 30 écoles et 1 722 élèves de 9e année suivis pendant 2,5 ans. Le résumé du centre indique que la violence physique dans les relations amoureuses était environ 2,5 fois plus fréquente chez les élèves témoins que chez ceux du groupe d'intervention. Un suivi de 2011 (Crooks et al.) a observé un effet protecteur contre la délinquance violente chez les jeunes maltraités.
L'évaluation indépendante est moins favorable. CrimeSolutions a examiné trois essais randomisés, dont un dans le Bronx, et classe le programme Inefficace : elle ne relève que de faibles baisses significatives de la violence en couple (7,4 % contre 9,8 %) et de la victimisation par harcèlement sexuel, et aucun effet significatif sur les violences commises, la violence entre pairs, la consommation de substances ou l'activité sexuelle.
Cette pratique est retenue comme cas de prudence : un modèle très diffusé, peu coûteux et dispensé par les enseignants, dont les effets sont modestes et varient selon le critère, l'échantillon et l'évaluateur.
D'où proviennent les informations de cette pratique, et quand.