Créée en 1972 en vertu du Victorian Conservation Trust Act sous le nom de Victorian Conservation Trust (rebaptisée Trust for Nature en 1985), l'organisation est la seule habilitée à inscrire des servitudes de conservation volontaires directement sur les titres de propriété privée dans l'État australien de Victoria. Contrairement aux contrats de gestion à durée limitée, ces servitudes engagent tous les propriétaires futurs à perpétuité, en restreignant le défrichement, la subdivision et l'agriculture intensive. Selon des données récentes, plus de 1 800 servitudes protègent plus de 82 000 hectares, auxquels s'ajoutent plus de 36 000 hectares que Trust for Nature possède directement sur plus de 40 propriétés acquises via un fonds renouvelable d'achat — un total combiné d'environ 118 000 à 119 000 hectares protégés, pour plus de 1 500 propriétaires fonciers.
Depuis le 1er janvier 2024, la législation victorienne exonère les terrains sous servitude de l'impôt foncier, ajoutant une incitation fiscale à ce mécanisme juridique volontaire. Trust for Nature est également partenaire d'un programme de restauration distinct, « Bushbank », doté de 77 millions de dollars australiens, ciblant plus de 20 000 hectares supplémentaires.
Une recherche académique évaluée par des pairs, portant sur les 13 principaux programmes australiens de servitudes sur terrains privés, a constaté des taux d'annulation extrêmement faibles pour les servitudes multipartites — 8 sur 6 818 au niveau national — contre un taux plus élevé pour les servitudes unipartites, et a identifié au moins 71 cas de non-respect connus au niveau national. Cette même recherche attribue l'essentiel du déficit de contrôle aux contraintes de ressources des organismes gestionnaires, plutôt qu'à une quelconque faiblesse de la permanence juridique des servitudes, qui s'est révélée solide dans l'échantillon étudié.
D'où proviennent les informations de cette pratique, et quand.