Du 15 au 17 septembre 2025, le ministère de l'Éducation nationale et de l'Alphabétisation (MENA) de Côte d'Ivoire, avec l'UNESCO, l'IFEF de l'Organisation internationale de la Francophonie et le Hub KIX Afrique 21 (programme d'échange de connaissances du Partenariat mondial pour l'éducation, géré par le Centre de recherches pour le développement international du Canada), a tenu à Yamoussoukro le premier atelier d'un projet pilote sur les cadres de compétences numériques et en IA dans l'éducation. Des délégations du Bénin et du Sénégal y ont également participé, la Côte d'Ivoire, le Bénin, le Burundi et le Sénégal étant les quatre pays pilotes de cette initiative pour l'Afrique francophone.
Selon le ministère lui-même, l'atelier visait à établir « un cadre institutionnel pour intégrer l'IA dans les pratiques pédagogiques dans le respect des normes nationales et internationales » — décrit par les responsables comme un territoire inédit, peu de pays ayant tenté un cadre de compétences en IA piloté par l'État pour les écoles. Les participants ont travaillé à des orientations couvrant la maîtrise technologique, la pédagogie innovante, la citoyenneté numérique et la compréhension éthique. L'initiative s'ancre explicitement dans la Stratégie nationale de numérisation de l'éducation (SNDECI, 2024–2028) de la Côte d'Ivoire et suit les recommandations des États généraux de l'éducation nationale (EGENA) du pays. Un pilier parallèle du programme plus large, à quatre pays, consiste à traduire les ressources d'apprentissage numérique dans les langues nationales et locales.
Le rapport du ministère présente cela comme le point de départ d'un mouvement régional plus large, le prochain atelier étant prévu au Bénin.
Réserve : selon les informations publiques les plus récentes, l'initiative en est encore au stade de l'élaboration du cadre et de la mobilisation des enseignants et responsables. Aucune donnée de déploiement en classe ni de résultats d'apprentissage n'a encore été publiée ; sa valeur documentée à ce jour tient à son ancrage dans les politiques nationales et au renforcement initial des capacités, non à des gains d'apprentissage mesurés.
D'où proviennent les informations de cette pratique, et quand.