L'inscription au registre national des algorithmes des Pays-Bas (lancé en décembre 2022) est volontaire et les communes décident elles-mêmes si un algorithme est à haut risque. En février 2024, le registre comptait 291 entrées, dominées par Amsterdam (40), Utrecht (38), La Haye (29) et Rotterdam (11), une quarantaine d'autres communes en déclarant de 1 à 5 (Gemeente.nu, 15 févr. 2024).
En novembre 2025, l'association Bits of Freedom a adressé des demandes d'accès à l'information (Woo) aux dix plus grandes communes pour obtenir les analyses d'impact relatives à la protection des données de leurs algorithmes. Toutes sauf deux ont dépassé le délai légal (quatre semaines, prolongeables de deux) ; certaines ont mis plus de six mois. Seules quatre (Amsterdam, Groningue, Nimègue, Utrecht) ont fourni des documents exploitables, couvrant onze algorithmes : sept destinés à détecter des infractions, comme la fraude aux prestations, et quatre d'aide, comme l'alerte précoce en cas de dettes (Binnenlands Bestuur, 22 janv. 2026).
Constats : des communes sans algorithme enregistré en utilisent en pratique ; la justification juridique a parfois été recherchée après le développement ; les analyses d'impact étaient incohérentes et l'avis du délégué à la protection des données pas toujours documenté ; les déclarations de confidentialité précisent rarement quels processus recourent à des algorithmes. Les chercheurs demandent l'enregistrement obligatoire des algorithmes à fort impact et la publication active des analyses. Ce cas documente une limite des registres de transparence volontaires, sans prouver de préjudice d'un algorithme précis.
D'où proviennent les informations de cette pratique, et quand.