En novembre 2021, le gouvernement ouzbek a lancé « Yashil Makon » (Nation verte), promettant de planter un milliard d'arbres et arbustes en cinq ans et de porter le couvert arboré national de 8 % à 30 %. Un an plus tard, une enquête journalistique de Daryo.uz (octobre 2022) a révélé des défaillances dans la tenue des registres du programme : 6,2 millions de plants enregistrés comme « plantés » n'avaient en réalité jamais été enregistrés comme tels, 2,4 millions de plants sont morts avant la fin du printemps faute d'eau et d'entretien adéquat, et 341 000 plants ont été plantés sur des terrains inadaptés sans tenir compte des conditions climatiques locales.
En réponse, le ministère ouzbek de l'Écologie, de la Protection de l'environnement et du Changement climatique s'est associé au PNUD pour une étude de faisabilité et un plan directeur de boisement, publiés en 2023, conçus explicitement pour tenir compte des taux de survie des plants et fixer des normes techniques de sélection des sites, de technique de plantation et de choix des essences. Un effort parallèle de numérisation a permis de créer un système d'information national qui, en janvier 2024, recensait plus de 250 millions d'arbres individuels, chacun identifié par son type, son âge, sa hauteur, son état et ses coordonnées, destiné à permettre au gouvernement de vérifier les déclarations de plantation plutôt que de se fier à des totaux autodéclarés.
Yashil Makon est inclus ici comme un cas d'alerte étayé par des preuves : les déclarations initiales de plantation étaient nettement exagérées et mal exécutées, mais le suivi et la planification directrice ultérieurs, appuyés par le PNUD, constituent une correction institutionnelle concrète et vérifiable à surveiller, et non un exemple de réussite à imiter sans esprit critique.
D'où proviennent les informations de cette pratique, et quand.