La loi iranienne de juillet 2016 a réduit le temps de travail rémunéré des mères de jeunes enfants de 44 à 36 heures par semaine, dans le but de les aider ; des recherches indépendantes de HRW et une étude académique associée à la Banque mondiale ont constaté qu'elle a au contraire réduit la volonté des employeurs d'embaucher ou de conserver ces femmes.
14.9 %
Taux d'activité féminine (Mar 2016-Mar 2017)
64.1 %
Taux d'activité masculine (Mar 2016-Mar 2017)
20.7 %
Taux de chômage féminin (Mar 2016-Mar 2017)
~47,000 of 145,000 (about one-third)
Femmes en congé de maternité légal ensuite licenciées par leur employeur
19 %
Taux d'activité féminine (série de la Banque mondiale) (2016)
13.4 %
Taux d'activité féminine (série de la Banque mondiale) (2024)
34 minutes
Réduction moyenne des heures de travail hebdomadaires réelles attribuable à la réforme
Détails
Maturité
Établie
Promoteur
Government of Iran (Ministry of Cooperatives, Labour and Social Welfare)
Période
2016–2024
Mots-clés
labour market policy, employment law, economic policy, cautionary case
Contexte
En juillet 2016, l'Iran a adopté une loi réduisant la semaine de travail standard de 44 à 36 heures, à salaire plein, pour les mères de jeunes enfants et les femmes chefs de famille, conçue comme une protection favorable à la famille pour les mères actives. Elle a été introduite dans un contexte d'importants écarts de genre sur le marché du travail iranien — les femmes représentent plus de la moitié des diplômés universitaires mais seulement environ 17 % de la main-d'œuvre, et un concours de recrutement dans le secteur public en mai 2015 a réservé plus de 80 % des postes aux hommes.
Objectifs
L'objectif affiché de la réforme était de protéger et de soutenir les mères actives et les femmes chefs de famille en réduisant leur temps de travail sans perte de salaire.
Résultats
L'enquête de 2017 de Human Rights Watch, fondée sur 44 entretiens et des statistiques du travail officielles iraniennes, a constaté un taux d'activité féminine de seulement 14,9 % (contre 64,1 % pour les hommes) l'année suivant la loi, avec un chômage féminin de 20,7 % — soit le double du taux masculin. L'Organisation de sécurité sociale iranienne a rapporté qu'environ 47 000 des 145 000 femmes (environ un tiers) ayant pris un congé de maternité légal ont ensuite été licenciées par leurs employeurs, et les données de la Banque mondiale montrent que le taux d'activité féminine a encore baissé, passant de 19 % en 2016 à 13,4 % en 2024. Une étude évaluée par des pairs (Chen & Ebadi, Journal of Development Economics, s'appuyant sur un document de travail de la Banque mondiale) a montré que la réforme n'a réduit les heures hebdomadaires réelles que d'environ 34 minutes en moyenne, tout en amenant les employeurs à réduire l'embauche et le maintien en poste des femmes mêmes qu'elle était censée protéger.
Conclusions
Réglementer les heures de travail sans agir sur les incitations à l'embauche et au licenciement semble avoir aggravé les résultats pour le groupe visé — un effet contre-productif de politique publique documenté. Les statistiques du travail relatives à l'Iran sont politiquement contestées et les chiffres d'origine gouvernementale doivent être traités avec la prudence appropriée ; l'étude académique évaluée par des pairs est considérée comme la preuve la plus rigoureuse sur le plan méthodologique, et cette fiche est incluse comme un cas de mise en garde plutôt que comme une pratique modèle.
Mise en œuvre
Coût indicatif
Faible (< 50 k€)
Délai jusqu’aux résultats
Long (> 3 ans) — Law enacted July 2016; World Bank participation data and the peer-reviewed causal study track effects through 2024, indicating the law's adverse effects on the targeted group persisted for at least eight years.
Personnel et compétences
Government of Iran, Ministry of Cooperatives, Labour and Social Welfare (law's implementing body), Iran's Social Security Organization (maternity-leave and termination data)
Conditions de réussite
would likely require complementary measures addressing employer hiring and firing incentives, not hours regulation alone, to avoid adverse effects on the targeted group
Modes d’échec courants
regulating weekly hours (the intensive margin) without addressing hiring and firing incentives (the extensive margin) gave employers reason to avoid hiring or retaining eligible women, per the peer-reviewed Chen & Ebadi study
Iran's Social Security Organization data indicate about one-third of women who took legal maternity leave were subsequently terminated by their employers
female labour-force participation continued to decline after the law, from 19% (2016) to 13.4% (2024) per World Bank data
Iran-related labour statistics are politically contested and government-sourced figures should be treated with caution
Où cela s’applique
Type de gouvernance
centralised state labour regulation (non-democratic)
Échelle
national
Niveau de revenu
upper-middle-income, sanctions-affected economy
Habituellement financé par
National / regional programmes
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