Le ministère de l'Intérieur du Bélarus a utilisé la plateforme Kipod (Synesis) pour la reconnaissance faciale sur des caméras publiques/métro ; après 2020, elle aurait aidé à identifier des manifestants, dont Nikolai Dedok. L'UE a sanctionné Synesis en déc. 2020.
2,400+ cases
Affaires pénales liées aux manifestations ouvertes dans l'année suivant les élections de 2020 (2020-2021)
Détails
Promoteur
Ministry of Internal Affairs of the Republic of Belarus (system built by LLC Synesis)
Période
2020–2021
Mots-clés
public security, surveillance, law enforcement, facial recognition
Contexte
Le ministère de l'Intérieur de la Biélorussie a utilisé la plateforme d'analyse vidéo Kipod, développée par l'entreprise minskoise Synesis, pour appliquer la reconnaissance faciale par apprentissage automatique aux images des caméras publiques, y compris celles du métro de Minsk.
Activités
Après que l'élection présidentielle contestée d'août 2020 a déclenché des manifestations de masse, les autorités biélorusses auraient utilisé le système pour identifier et suivre des individus. Privacy International documente le cas du militant Nikolai Dedok, dont la localisation aurait été retracée via des flux de caméras du métro reliés à Kipod, conduisant à son arrestation.
Résultats
Les médias biélorusses, cités par Privacy International, ont rapporté que plus de 2 400 affaires pénales liées aux manifestations ont été ouvertes dans l'année suivant les manifestations. L'Union européenne a sanctionné Synesis et son PDG, Alexander Shatrov, en décembre 2020, pour avoir facilité la répression des manifestants pacifiques par les forces de sécurité, avec de nouvelles sanctions signalées mi-2021.
Conclusions
Ce cas est documenté ici comme un cas d'atteinte aux droits humains, et non comme une réussite : la capacité de reconnaissance faciale du système a été utilisée pour identifier et poursuivre des manifestants pacifiques, ce qui a motivé des sanctions de l'UE contre son fournisseur. Synesis a contesté la caractérisation de son rôle et a contesté les sanctions devant les tribunaux. Une allégation largement reprise sur le nombre total de caméras à l'échelle nationale n'a pas pu être vérifiée de manière indépendante et a été exclue plutôt que rapportée sans confirmation.
Mise en œuvre
Coût indicatif
Moyen (50 k€–500 k€) — No budget figures disclosed; conservative estimate reflects a metro-and-public-camera-network-scale AI analytics deployment.
Délai jusqu’aux résultats
Moyen (1–3 ans) — Documented harmful use is concentrated in the 2020-2021 period following the disputed August 2020 election; the underlying platform's broader operational history is not detailed in the sources reviewed.
Personnel et compétences
Ministry of Internal Affairs of the Republic of Belarus, LLC Synesis (system developer/vendor)
Conditions de réussite
Integration of AI facial-recognition analytics with existing public and metro camera networks
Access to state camera infrastructure without documented independent legal or judicial oversight
Modes d’échec courants
No public disclosure of the system's legal basis, data-retention rules, or independent oversight has been documented
The EU sanctioned the vendor (Synesis) and its CEO in December 2020, with further sanctions in mid-2021, for enabling repression of peaceful demonstrators
The system was used to identify and track a named activist (Nikolai Dedok), leading to his arrest, illustrating a direct human-rights harm rather than a public-value outcome
Habituellement financé par
National / regional programmes
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