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Programme national de reboisement de Cuba — Plan Turquino-Manati et Service forestier d'État

Cuba · Havana · Voir le profil de Cuba

La loi forestiere cubaine de 1959 et le Plan Turquino-Manati ont fait passer le couvert forestier d'environ 14% (1959) a 31,2% (2020, Banque mondiale), malgre une crise economique 2020-2024 qui a reduit les plantations annuelles d'environ 35%.

Programme national de reboisement de Cuba — Plan Turquino-Manati et Service forestier d'État

Détails

Promoteur
Servicio Estatal Forestal (SEF), Ministry of Agriculture (MINAG), Cuba
Période
1959-present
Mots-clés
state forestry, reforestation, land usufruct incentives, erosion control, government-led NbS

Description

L'effort de reboisement d'État cubain remonte à la Ley de Repoblación Forestal de 1959, qui a également créé la Sierra Maestra et d'autres parcs nationaux. Il a été institutionnalisé par l'INDAF puis, à partir de 1998, par la loi n° 85 (Ley Forestal), qui a créé le Servicio Estatal Forestal (SEF), rattaché au ministère de l'Agriculture (MINAG), chargé d'approuver et de superviser les projets de reboisement dans tout le pays. La mise en œuvre sur le terrain passe par des commissions provinciales et municipales de reboisement rattachées à la Commission nationale du Plan Turquino (créée en 1987, devenue ensuite Plan Turquino-Manati), qui vise respectivement les zones de montagne et les zones rurales de plaine, en accordant aux coopératives de montagne l'usufruit des terres et un soutien pour combiner café, cacao ou élevage avec des tâches de reboisement.

Le couvert forestier national est passé d'environ 14 % en 1959 à 27,55 % en 2010 puis 31,23 % en 2020 (Banque mondiale/FAOSTAT, sur la base de données transmises par le gouvernement) ; les médias cubains citent 30,6 % pour 2015. Les entreprises extractives sont soumises à une obligation de reboisement dans les deux ans suivant le défrichement. Pinar del Río, la province la plus boisée, affiche environ 47 % de couverture.

Ces chiffres doivent être interprétés avec prudence : ils proviennent des rapports de l'ONEI/MINAG, relayés en grande partie sans vérification indépendante par les médias d'État, et les données historiques sont incohérentes (un chiffre officiel de 23,7 % en 1989 contre 18,2 % selon la COMARNA en 1992, reflétant des définitions différentes de la forêt). Les premières plantations reposaient largement sur l'eucalyptus non natif (92 % des plantations des années 1960) et le casuarina côtier, deux choix depuis reconnus comme écologiquement problématiques, et la mortalité des plants est estimée indépendamment entre 47 et 73 %, contre un chiffre officiel d'environ 40 %.

La crise économique post-2020 a visiblement ralenti le programme : la surface plantée est passée de 12 615,9 ha (2020) à 8 191,7 ha (2024), la production de plants a chuté d'environ 40 % (24,77 à 14,75 millions), et l'entretien des pare-feux est passé de 802,1 km (2023) à 520,7 km (2024). Sur 19 954,8 ha 'promus' pour restauration en 2024, seuls 3 750,3 ha ont effectivement été réalisés, tandis que 136 incendies de forêt ont détruit plus de 813 ha à Pinar del Río et dans d'autres provinces au seul premier trimestre 2025, signe d'une pression croissante des incendies que le programme n'a pas encore inversée.

Mise en œuvre

Les détails de mise en œuvre (coût, calendrier, personnel, conditions de réussite) ne sont pas encore disponibles pour cette pratique.

Sources de données

D'où proviennent les informations de cette pratique, et quand.

Pièces jointes

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