En 2023, le département de l'Éducation d'Australie-Méridionale, avec Microsoft, a testé EdChat, un chatbot d'IA générative appartenant au département, doté de contrôles de sécurité intégrés et d'une journalisation complète des échanges permettant au personnel de voir l'usage. La première phase a duré huit semaines dans huit lycées publics, touchant plus de 1 500 élèves et 150 éducateurs ; une seconde phase a ajouté huit écoles.
Des chercheurs de l'Université d'Australie-Méridionale (Kovanovic, de Laat et Marrone) rapportent des données d'enquête auprès d'environ 90 enseignants et 700 élèves. Les enseignants se sentaient plus en sécurité qu'avec les outils publics, car les données des élèves n'entraînent pas les modèles ; ils ont dit gagner du temps de préparation, créer des activités personnalisées et noté que les élèves pouvaient obtenir de l'aide en leur absence. Ils s'interrogeaient sur le stockage des données et l'accès aux historiques d'EdChat.
Les réserves portaient sur les hallucinations et informations erronées, des filtres bloquant parfois un apprentissage légitime (histoire, santé reproductive, politique), une détection du plagiat plus difficile et le besoin de développer le prompting et l'esprit critique des élèves.
Mise en garde : l'article scientifique était encore en cours d'évaluation lors de la publication des résultats (The Conversation, septembre 2024), la couverture du lancement est journalistique et aucune mesure des acquis n'est rapportée. Le département prévoit d'étendre EdChat aux écoles isolées, rurales et de milieux défavorisés.
D'où proviennent les informations de cette pratique, et quand.