Les hôpitaux de Bergen ont constaté que 10 % des patients représentent plus de la moitié (53 %) de l'ensemble des journées d'hospitalisation et que beaucoup sont réadmis dans les 30 jours suivant leur sortie. Le Helse Bergen voulait un système d'alerte automatique, fondé sur les dossiers médicaux électroniques, pour repérer les patients à risque élevé et organiser un suivi supplémentaire.
Le projet s'est déroulé dans le bac à sable réglementaire pour une IA responsable de l'autorité norvégienne de protection des données (Datatilsynet). Le rapport final, publié en septembre 2023, a conclu que le Helse Bergen dispose d'une base juridique au titre du RGPD pour développer et utiliser l'outil comme aide à la décision clinique, complétée par la législation norvégienne sur les professionnels de santé. Un commentaire juridique de l'INPLP résume la base comme l'article 6, paragraphe 1, point e), pour le développement et l'article 6, paragraphe 1, point c), pour l'utilisation ultérieure, avec l'article 9, paragraphe 2, point h), pour les données de santé.
Le rapport assortit cela de conditions : les patients doivent recevoir une information générale indiquant que leurs données servent à développer de l'IA, et le dossier médical doit expliquer le résultat de l'outil en termes compréhensibles pour les cliniciens et les patients. Il recommande un contrôle qualité régulier de l'algorithme, des lignes directrices uniformes pour interpréter les résultats afin que l'humain garde la maîtrise des décisions, et avertit que des distorsions dans les données pourraient entraîner de la discrimination.
Réserves : les conclusions du bac à sable sont des orientations non contraignantes, pas une approbation ; l'IA totalement autonome était hors périmètre ; et la page publiée ne donne ni mesure de précision ni résultat clinique, ni indication d'un déploiement ultérieur.
D'où proviennent les informations de cette pratique, et quand.