MaRS Discovery District (« MaRS » pour Medical and Related Sciences) a été constituée le 31 mai 2000, à l'initiative de l'ancien président de l'Université de Toronto, John Evans, et de leaders civiques tels que Joseph Rotman et Lawrence Bloomberg, qui ont contribué au financement de l'acquisition de terrains auprès du réseau hospitalier University Health Network. L'initiative faisait suite aux recommandations d'un rapport provincial de 2004 (le « rapport Manley »), préconisant que l'Université de Toronto crée une entité dédiée à la commercialisation de la recherche, en remplacement de l'ancienne University of Toronto Innovations Foundation. Le gouvernement de l'Ontario s'est engagé à hauteur de 20 millions de CAD en 2002, montant ensuite augmenté ; le bâtiment de la phase 1 a ouvert en 2005.
MaRS propose des services d'accompagnement et de conseil aux entreprises scientifiques et technologiques, gère un fonds d'accélération d'investissement (lancé en 2008) fournissant du capital d'amorçage, un programme de croissance (« Momentum ») et des espaces pour des partenaires d'innovation d'entreprise (parmi les locataires passés et actuels figurent Facebook Canada, Autodesk, IBM et d'autres), aux côtés d'entreprises des sciences et de la santé. Son mandat initial était de commercialiser la recherche de l'Université de Toronto et des hôpitaux associés ; plusieurs sources, dont la publication académique Academic Matters, notent que le modèle a évolué au fil du temps vers un soutien plus large aux startups et vers la location commerciale.
Les rapports propres à MaRS citent des chiffres tels que plus de 1 400 entreprises soutenues et plusieurs milliards de dollars de capital cumulé levé et de revenus générés par les entreprises soutenues depuis 2010, ainsi que des créations d'emplois évaluées en dizaines de milliers. Son fonds d'accélération d'investissement rapporte spécifiquement plus de 75 millions de CAD de capital d'amorçage versés à 161 entreprises, avec 31 sorties et 1,37 milliard de CAD de financement complémentaire levé. Une étude d'impact économique indépendante du Centre for Spatial Economics est citée comme base probable des affirmations les plus importantes de MaRS sur le PIB et les recettes fiscales, mais le document de l'étude lui-même n'a pas pu être consulté pour en vérifier directement les chiffres.
MaRS constitue également un cas documenté de mise en garde en matière de partage des risques publics : après le retrait du promoteur privé de la tour de phase 2 pendant la crise financière de 2008, l'Ontario a accordé un prêt de 224 millions de CAD en 2011 pour achever la construction ; la tour restant occupée à environ 30 %, la province s'est engagée pour 309 à 317,5 millions de CAD supplémentaires en 2014 (incluant un rachat de la participation du promoteur pour 65 millions de CAD), portant l'exposition provinciale totale à environ 400 millions de CAD — une décision que la vérificatrice générale de l'Ontario a publiquement qualifiée de « sauvetage d'un projet du secteur privé ». La tour a atteint son occupation complète en 2016-2017, et MaRS a obtenu un refinancement privé de 290 millions de CAD en 2017, remboursant l'essentiel du prêt gouvernemental environ trois ans plus tôt que prévu. Plus récemment, une enquête du Globe and Mail (juin 2024) a documenté une baisse de revenus de 40 % entre 2019 et 2023, des pertes chaque année analysée, et la suppression d'environ 20 postes, dans le cadre d'une « refonte du modèle d'affaires » sous une nouvelle direction.
D'où proviennent les informations de cette pratique, et quand.