La réforme de l'égalité successorale au Népal — De l'arrêt Dhungana (1995) au Code civil de 2017
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En 2013, la Cour d'appel du Botswana a jugé que le droit coutumier ngwaketse, réservant la maison familiale au fils cadet, violait l'égalité constitutionnelle, accordant à trois sœurs de Kanye le droit d'hériter — un précédent pour les droits de propriété des femmes.
Edith Mmusi et ses deux sœurs ont vécu pendant des décennies dans la maison de leurs parents défunts à Kanye, dans le sud du Botswana. Selon le droit coutumier ngwaketse, la maison revenait automatiquement au plus jeune parent masculin de la famille — leur neveu, Molefi Ramantele — indépendamment de la longue résidence des sœurs et de leur contribution financière au bien.
Les sœurs ont intenté une action en justice, et le 12 octobre 2012, la Haute Cour du Botswana, sous la présidence du juge Key Dingake, a jugé la règle coutumière inconstitutionnelle, déclarant que « la discrimination fondée sur le genre n'a pas sa place dans notre société moderne ». Ramantele a fait appel, et le 3 septembre 2013, la Cour d'appel — la plus haute juridiction du Botswana — a confirmé à l'unanimité la décision, estimant que « les valeurs constitutionnelles d'égalité devant la loi » et le rôle croissant des femmes dans la sphère publique et privée ne laissaient « aucune base rationnelle et justifiable » pour maintenir la règle de préférence masculine.
L'arrêt n'a pas aboli l'héritage coutumier en général, mais il a établi, pour la première fois, un précédent contraignant selon lequel les règles coutumières discriminatoires doivent céder devant la garantie constitutionnelle d'égalité du Botswana. Il a depuis été analysé dans la doctrine juridique comparée africaine, notamment dans un article de 2016 du Journal of Legal Pluralism and Unofficial Law, comme un modèle pour contester les biais de genre dans les systèmes juridiques duaux. Le Southern Africa Litigation Centre et l'Open Society Foundations, qui ont soutenu le contentieux, décrivent l'arrêt comme la suppression d'un obstacle structurel à la sécurité foncière et au logement des femmes au Botswana — bien qu'aucune enquête nationale indépendante n'ait encore quantifié combien de litiges successoraux ultérieurs il a modifiés en pratique, l'application restant tributaire de la connaissance par les femmes de leurs droits et de leur capacité à les faire valoir en justice.
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