OISL, un établissement de crédit rural agréé par la Banque du Ghana en 2004 et servant une clientèle à faibles revenus, souvent peu lettrée, dans la plupart des régions du Ghana, s'est associé à des chercheurs d'Innovations for Poverty Action et de J-PAL pour tester si une simple information téléphonique pouvait accroître l'usage d'un canal de banque mobile évitant les visites en agence, les documents papier et la lecture.
15 000 clients ont été répartis aléatoirement, d'août à novembre 2020, en trois groupes : 5 000 ont reçu dix appels hebdomadaires de réponse vocale interactive (RVI), en langue locale, expliquant les avantages de la banque mobile et son mode d'emploi ; 5 000 ont reçu des appels RVI avec des conseils d'épargne généraux en guise de témoin actif ; 5 000 n'ont reçu aucun appel. Les résultats ont été mesurés jusqu'en avril 2021.
Les clients ayant reçu les appels sur la banque mobile avaient une probabilité de transaction mensuelle supérieure de 6,3 points de pourcentage, contre 2,4 points dans le groupe témoin ; les transactions mensuelles moyennes ont quasiment doublé (0,075 à 0,15) et leur valeur moyenne a presque triplé (1,76 à 6,40 USD). Les retards de remboursement ont diminué de 2,4 points de pourcentage, soit une baisse relative de 8 % par rapport à une base proche de 30 %, améliorant l'accès des clients à de nouveaux prêts. L'intervention a coûté environ 0,28 USD par client et par mois. Les appels centrés uniquement sur l'épargne n'ont produit aucun changement de comportement mesurable, et aucun des deux groupes de traitement n'a vu son épargne augmenter — une limite que les chercheurs rapportent sans l'atténuer.
L'essai a été pré-enregistré auprès de l'AEA Social Science Registry et les résultats ont été publiés dans la revue à comité de lecture Economic Development and Cultural Change (Riley et Shonchoy, 2025) ; l'article indique que l'effet sur la banque mobile s'est maintenu neuf mois après le début de l'intervention, les clients traités étant 2 points de pourcentage (11 % en relatif) plus susceptibles de détenir encore un prêt bancaire.
D'où proviennent les informations de cette pratique, et quand.