Le Rwanda a adopté une loi sur l'accès à l'information en 2013 et commandé la même année une évaluation de la préparation aux données ouvertes. En 2017, le gouvernement a adopté une politique nationale de révolution des données demandant aux ministères de cesser de conserver les données en silos et d'alimenter à la place un portail centralisé et accessible au public.
Le ministère des TIC et de l'Innovation (MINICT), l'Institut national de la statistique du Rwanda (NISR) et l'Autorité rwandaise de la société de l'information (RISA) ont piloté la construction. Le MINICT et la RISA ont organisé un concours de développement web pour mobiliser des technologues locaux autour des outils de collecte de données de la plateforme, couvrant la météo, les prix, la fiscalité, l'investissement, l'éducation, la culture et l'efficacité des services publics. Le NISR organise par ailleurs chaque année un concours de data-journalisme fondé sur les jeux de données déjà publiés.
Selon des mesures indépendantes, le Rwanda figurait parmi les pays les mieux notés de l'Open Data Inventory (ODIN) 2020 — derrière le premier, le Mexique, aux côtés de la Mongolie et de la Moldavie, selon une analyse du blog de données de la Banque mondiale consacrée à cette édition. Mais un examen indépendant du site DevelopLocal a révélé de réelles lacunes derrière ce classement : la publication reste dominée par l'offre, sans demande citoyenne équivalente ; le leadership de gouvernance est inégal d'un département à l'autre ; et la pratique sur le terrain ne correspond pas toujours aux exigences de la politique de 2017. Le cas rwandais est une tentative sincère, mais encore inachevée, de données gouvernementales unifiées, pas une réussite aboutie.
D'où proviennent les informations de cette pratique, et quand.