La Grenade a lancé son programme de citoyenneté par investissement (CBI) en 2013, sur le modèle pionnier de Saint-Christophe-et-Niévès, pays voisin. Les candidats obtiennent la citoyenneté grenadienne soit via un don non remboursable au Fonds national de transformation du gouvernement, soit en investissant dans un projet immobilier agréé.
Les recettes du CBI ont représenté en moyenne environ 5 % du PIB par an depuis le lancement du programme, selon les données de surveillance du FMI. En 2022, les investissements directs étrangers ont atteint 14,1 % du PIB, en partie grâce aux flux du CBI. Le gouvernement a utilisé les fonds pour éponger des arriérés budgétaires, constituer des réserves budgétaires, financer des projets d'infrastructure et — comme Saint-Christophe-et-Niévès et Antigua — rembourser directement des prêts du FMI grâce aux recettes du CBI.
La consultation au titre de l'article IV du FMI de février 2025 est explicite : il ne s'agit pas d'une base de recettes stable et permanente. La Grenade a cessé d'accepter les candidatures de ressortissants russes, et d'autres juridictions de CBI renforcent leur contrôle de diligence raisonnable, deux facteurs qui, selon le Fonds, réduiront les flux futurs. Tout gouvernement envisageant un mécanisme similaire devrait le considérer comme une recette d'appoint cyclique, et non comme le socle d'une planification budgétaire à long terme.
D'où proviennent les informations de cette pratique, et quand.