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Bonne pratique Importée

Les essais nationaux de réduction du temps de travail en Islande — du projet pilote à la norme des 36 heures

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Entre 2015 et 2019, des essais dans le secteur public islandais ont réduit le temps de travail de 40 à 35-36 heures par semaine pour 2 500 travailleurs (plus de 1 % de la population active), sans perte de salaire ; la productivité est restée stable ou s'est améliorée, et d'ici 2021, des contrats syndicaux renegóciés avaient étendu les horaires réduits, ou le droit d'y accéder, à 86 % de la population active.

2,500 public-sector workers (>1% of Iceland's workforce)
Travailleurs couverts par les essais (2015-2019)
40 to 35-36 hours/week, at full pay
Réduction des heures hebdomadaires (2015-2019)
86%
Part de la population active avec horaires réduits ou droit de les demander (2021)
62%
Travailleurs signalant une plus grande satisfaction quant à leurs horaires (2021-22 follow-up survey)
97%
Travailleurs déclarant que l'équilibre vie professionnelle-vie privée était aussi facile ou plus facile (2021-22 follow-up survey)
42%
Travailleurs signalant un stress réduit dans leur vie privée (contre 6 % en signalant davantage) (2021-22 follow-up survey)
Les essais nationaux de réduction du temps de travail en Islande — du projet pilote à la norme des 36 heures

Détails

Maturité
Établie
Promoteur
Government of Iceland & Reykjavík City Council, evaluated by Alda (Association for Sustainable Democracy) and Autonomy
Période
2015–2021
Région (NUTS)
IS0
Mots-clés
Working-time reduction, public-sector HR policy, worker wellbeing and retention

Contexte

Entre 2015 et 2019, le gouvernement national islandais et le conseil municipal de Reykjavík ont mené une série d'essais sur le lieu de travail testant une semaine de travail réduite sans baisse de salaire. Environ 2 500 travailleurs du secteur public — plus de 1 % de l'ensemble de la population active islandaise — sont passés d'une semaine standard de 40 heures à 35-36 heures, dans des contextes allant des bureaux municipaux aux hôpitaux et prestataires de services sociaux.

Objectifs

Tester si la réduction du temps de travail à salaire plein pouvait maintenir la productivité et la prestation de services tout en améliorant le bien-être des travailleurs.

Activités

Les essais ont été évalués de manière indépendante par Alda, l'Association pour une démocratie durable basée à Reykjavík, en collaboration avec le think tank britannique Autonomy, en comparant la productivité et la prestation de services entre les lieux de travail participants, puis en menant une enquête de suivi en 2021-22.

Résultats

L'évaluation a révélé que la productivité et la prestation de services étaient restées stables ou s'étaient améliorées dans la plupart des lieux de travail participants, tandis que les travailleurs ont signalé un équilibre vie professionnelle-vie privée nettement meilleur, moins de stress et moins de jours d'arrêt maladie. L'enquête de suivi 2021-22 a révélé que 62 % des travailleurs signalaient une plus grande satisfaction quant à leurs horaires, 97 % déclaraient qu'il était aussi facile ou plus facile de concilier travail et vie privée, et 42 % signalaient un stress réduit dans leur vie privée contre seulement 6 % en signalant davantage. S'appuyant sur les résultats des essais, les syndicats islandais ont renégocié les conventions nationales, et en 2021, environ 86 % de la population active islandaise était passée de façon permanente à des horaires réduits ou avait obtenu le droit contractuel de les demander, la norme générale se fixant à 36 heures.

Conclusions

Les essais étant d'origine publique, la manière dont les résultats se transposent directement aux employeurs privés soumis à la concurrence par les coûts n'est pas pleinement établie par ces données. La performance économique ultérieure de l'Islande (5 % de croissance du PIB en 2023) est présentée par les commentateurs comme un contexte favorable plutôt que comme une preuve que la réduction du temps de travail en serait la cause. Ce qui est bien documenté, c'est l'ampleur, la durée et le suivi structurel — un cas rare d'un essai sur le temps de travail se transformant en norme quasi universelle et permanente du marché du travail.

Mise en œuvre

Coût indicatif
Moyen (50 k€–500 k€)
Délai jusqu’aux résultats
Long (> 3 ans) — Trials ran 2015-2019; a follow-up worker survey ran 2021-22; trade-union contract renegotiation extended shorter hours or the right to request them to an estimated 86% of the workforce by 2021.
Personnel et compétences
Public-sector workplaces across municipal offices, hospitals and social-service providers, Independent evaluation carried out by Alda (Association for Sustainable Democracy) and Autonomy

Conditions de réussite

  • Full pay maintained throughout the hours reduction
  • Independent, third-party evaluation of productivity and service levels
  • Trade union engagement used to lock in gains via renegotiated national contracts after the trial

Modes d’échec courants

  • Evidence base is public-sector-led; private-sector transferability, where cost competition is a bigger factor, is not separately evidenced

Habituellement financé par

National / regional programmes

Pistes de financement indicatives pour des pratiques de ce type — vérifiez toujours les appels en cours et les règles d'éligibilité de chaque programme.

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Sources de données

D'où proviennent les informations de cette pratique, et quand.

Pièces jointes

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