Dans les années 1990, le canal Nhiêu Lộc–Thị Nghè, qui traverse cinq arrondissements de Hô-Chi-Minh-Ville, était devenu une voie d'eau fortement polluée et engorgée par les eaux usées, bordée d'habitations informelles, contribuant à des inondations urbaines chroniques dans les quartiers environnants.
Une première phase d'environ 120 millions de dollars a débuté en 1993, suivie d'un projet plus important financé par la Banque mondiale, lancé en 2002 (financé à hauteur de plus de 8 600 milliards de VND, soit environ 374 millions de dollars), qui a dragué environ 1,1 million de tonnes de boue contaminée sur les près de 9 km du canal, construit des intercepteurs d'égouts pour stopper les rejets d'eaux usées brutes, et relogé plus de 7 000 foyers (environ 50 000 personnes) avec indemnisation, selon les procédures de sauvegarde de réinstallation de la Banque mondiale.
Le canal, autrefois qualifié localement de 'mort', connaît aujourd'hui un meilleur écoulement de l'eau, un risque d'inondation réduit dans les quartiers environnants, et des parcs riverains utilisés pour les loisirs, la culture et le tourisme fluvial ; la ville a reproduit le même modèle sur d'autres canaux, dont le Tàu Hủ–Bến Nghé et, plus récemment, les canaux Xuyên Tâm et Đôi.
Les sources publiées documentent en détail les volumes de dragage, le coût du projet et l'ampleur de la réinstallation, mais ne rapportent pas d'indicateurs de qualité de l'eau mesurés de façon indépendante (par exemple DBO ou oxygène dissous) ni de résultats de biodiversité ; le rétablissement écologique ne peut donc pas être quantifié à partir des preuves disponibles.
D'où proviennent les informations de cette pratique, et quand.