Kvennafrídagurinn — la grève des femmes islandaises pour l'égalité salariale et la reconnaissance du travail non rémunéré
Islande
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En 2020, le Qatar devient le premier État du Golfe à fixer un salaire minimum universel (1 000 QAR/mois plus indemnités) pour les travailleuses domestiques, avec des réformes kafala facilitant le changement d'emploi — HRW et Amnesty documentent des lacunes d'application.
À la suite d'un accord de coopération technique avec l'OIT en 2017, le Qatar a adopté des réformes du travail aboutissant à la loi n° 17 de 2020, instaurant un salaire minimum universel couvrant tous les travailleurs, y compris environ 173 000 travailleurs domestiques et plus — en très grande majorité des femmes migrant depuis l'Asie du Sud et du Sud-Est et l'Afrique de l'Est, jusque-là exclues de la plupart des protections du droit du travail qatarien.
La loi a fixé un salaire mensuel de base de 1 000 QAR (environ 275 USD), assorti d'indemnités obligatoires de 300 QAR pour l'alimentation et de 500 QAR pour le logement lorsqu'ils ne sont pas fournis en nature, remplaçant un précédent plancher non contraignant de 750 QAR. Les amendements ont également supprimé l'obligation d'obtenir un « certificat de non-objection » de l'employeur en poste avant de changer d'emploi, et étendu le droit de quitter le pays sans le consentement de l'employeur.
Human Rights Watch a qualifié les réformes de « significatives » et Amnesty International les a saluées comme « une avancée significative » vers le démantèlement du contrôle exercé par les employeurs dans le système de la kafala. Cela a marqué la première inclusion des travailleuses domestiques dans un cadre national de salaire minimum et de mobilité.
HRW et Amnesty ont toutes deux documenté des lacunes persistantes : les employeurs conservent un levier de pression via le contrôle des permis de résidence et les accusations de « fuite », les travailleurs ne peuvent toujours pas adhérer à des syndicats, et le plancher salarial d'au moins 1 250 QAR recommandé par l'OIT n'a pas été adopté. Les deux organisations s'accordent à dire que l'application de la loi — et non le texte légal — reste la contrainte décisive pour l'impact réel.
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