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Le congé menstruel japonais (Seiri-Kyūka, 1947–aujourd'hui) — Près de 80 ans de droit légal, un recours inférieur à 10 %

Japon · Tokyo · Voir le profil de Japon

La loi japonaise sur les normes du travail garantit un congé menstruel depuis 1947, l'une des lois les plus anciennes au monde en la matière — pourtant, des enquêtes nationales indiquent que moins de 10 % (parfois moins de 2 %) des salariées éligibles l'utilisent, et qu'en 2020 seuls 30 % environ des employeurs le rémunéraient.

Le congé menstruel japonais (Seiri-Kyūka, 1947–aujourd'hui) — Près de 80 ans de droit légal, un recours inférieur à 10 %

Détails

Promoteur
Ministry of Health, Labour and Welfare (Japan) / 厚生労働省
Période
1947–present
Mots-clés
labour law, workplace policy, public health, gender equality

Description

L'article 68 de la loi japonaise de 1947 sur les normes du travail accorde aux salariées un droit au congé lorsque le travail devient nettement difficile en raison des règles. Contrairement à la loi espagnole de 2023, elle n'exige aucun certificat médical — mais elle n'impose pas non plus de rémunération : c'est à l'employeur de décider, et selon une enquête relative à 2020, seuls environ 30 % des grandes entreprises (1 000 salariés ou plus) versaient un salaire complet ou partiel, ce taux tombant à environ 25 % dans les entreprises de moins de 10 salariés.
Une enquête du Nikkei BP Intelligence Group menée auprès de 1 956 salariées a révélé que moins de 10 % d'entre elles prennent ce congé ; d'autres enquêtes nationales ont relevé des taux de recours aussi bas que 0,9 à 1,9 % certaines années, environ la moitié des femmes disant vouloir prendre ce congé déclarant ne l'avoir jamais fait. Les raisons invoquées incluent une culture managériale majoritairement masculine, la gêne à révéler un motif menstruel d'absence, et l'absence de rémunération garantie.
Ce cas est inclus ici précisément parce qu'il s'agit de la plus ancienne loi nationale sur le congé menstruel au monde et qu'il dispose de la base de données la plus solide — des décennies de données d'enquêtes référencées par les autorités — montrant qu'un simple droit légal, sans garantie de rémunération ni déstigmatisation active, tend à produire un recours réel persistant très faible. C'est un contrepoint direct et prudent à la loi espagnole, plus récente et mieux rémunérée, mais tout aussi sous-utilisée, présentée ci-dessus.

Mise en œuvre

Les détails de mise en œuvre (coût, calendrier, personnel, conditions de réussite) ne sont pas encore disponibles pour cette pratique.

Sources de données

D'où proviennent les informations de cette pratique, et quand.

Pièces jointes

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