QChat est l'assistant d'IA générative interne du gouvernement du Queensland pour ses agents, exploité par le Département des services à la clientèle, des données ouvertes et des petites entreprises (CDSB). Testé avec quelques départements dès fin 2023, il a été déployé dans tout l'État vers la mi-2024 ; iTnews a rapporté plus de 14 000 utilisateurs dans 18 organismes en mai 2025, et le modèle est passé à Azure OpenAI GPT-4o en avril 2025.
Dans son rapport déposé le 24 septembre 2025 (rapport 2 : 2025-26), le Bureau d'audit du Queensland a recensé 383 000 conversations et 18 950 utilisateurs actifs, dont 72 000 conversations et 3 020 utilisateurs au Département des transports et des routes principales (TMR). Les garde-fous au niveau du système (consignes de sécurité, réponses contextuelles, consignes par entité) sont gérés centralement par le CDSB.
L'audit a été critique sur la gouvernance à l'échelon inférieur : le TMR n'avait pas achevé d'évaluation des risques éthiques pour QChat, n'avait aucun contrôle de suivi et la participation aux formations était faible. Le CDSB n'avait pas de vision d'ensemble de l'usage de l'IA dans l'administration. L'auditeur a formulé sept recommandations (orientations, suivi, formation, évaluation des risques).
Lors de la conférence de The Mandarin, le 27 mai 2026, le Premier ministre a reconnu que QChat n'était pas devenu populaire et que moins d'un agent public sur dix l'utilisait, ajoutant que des alternatives seraient envisagées. Le gouvernement indique qu'un programme d'évaluation est en cours, mais aucun résultat d'impact (par exemple le temps gagné) n'a été publié.
Cette pratique est donc retenue comme cas de vigilance, partiellement documenté : une plateforme sécurisée et gouvernée centralement a atteint des dizaines de milliers d'utilisateurs, mais la valeur publique mesurée n'est pas démontrée, la supervision au niveau des entités a pris du retard et l'adoption est restée limitée.
D'où proviennent les informations de cette pratique, et quand.